À mesure que mes doigts se délient sur les touches du clavier, mes pensées convergent vers un siècle lumineux des oeuvres remarquables de Molière, Racine, La Fontaine, Purcell, Bach, l’ukiyo-e japonais, Galilée, Shickard, Kepler… À Versailles, régnait un roi brillant comme le Soleil et dansant dans de grandes salles dont les gigantesques miroirs reflétaient les lustres et les pierres précieuses de ses magnifiques convives.
Un jour pourtant, il a tendu l’oreille à des maréchaux et a troqué ses pierres précieuses contre des canons et des munitions. Puis encore des munitions jusqu’à ce qu’il ne reste plus de pierres précieuses, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de pain non plus pour nourrir le peuple.

De nos jours, Versailles nous remémore son faste et son déclin alors que les lettres, musique, science et philosophie réussissent à nous faire oublier l’arrogance et le mépris des badernes de tous les temps.
Puisse-t’on vivre dans un monde où maréchaux et munitions sont exposés dans les musées sous la rubrique despotes du passé…
Billet original publié le 15 août 2004 sur origaNo sous le pseudonyme de Zoé.







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